La BCE met fin à sa politique d’assouplissement quantitatif

bce

La BCE a décidé de mettre fin à son programme de rachats d’actifs mis en place il y a plus de trois ans. Appelée également « quantitative easing » ou assouplissement quantitatif, cette mesure monétaire permet de soutenir l’économie de la zone euro et d’éviter une déflation.

Plus précisément, l’assouplissement quantitatif permet à la banque centrale de créer de la monnaie. Avec cet argent elle achète des emprunts privés ou des emprunts d’Etat à des investisseurs. Ces derniers peuvent ensuite réinjecter ces liquidités dans l’économie et ainsi stimuler la croissance et alimenter l’inflation. L’un des objectifs étant d’éviter la déflation et la baisse des prix qui mécaniquement provoque un ralentissement de l’activité économique.

On parle de mensures non-conventionnelles (en période normale, la BCE n’agit que sur le niveau des taux directeurs) qui ont marqué une rupture importante de la politique de la BCE dans un contexte inédit de crise. Rappelons par exemple que le rachat de dettes d’Etat est en principe interdit (l’Allemagne a longtemps fait pression en s’y opposant). Mais le principe de réalité a prévalu, notamment avec le naufrage de la Grèce. CEla dit, la BCE a dû innover pour contourner l’interdiction du rachat de dette (planche à billets), en intervenant uniquement sur le marché secondaire. A noter également que les autres banques centrales ont recouru à ces mesures, notamment la FED, ce qui révèle l’ampleur de la crise dont nous nous relevons tout juste et plus ou moins difficilement.

Pour rappel, dès 2012, alors que sévissait la crise, le président de la BCE Mario Draghi décide, pour soutenir l’économie, de baisser les taux d’intérêt. Mais cette mesure s’avère insuffisante. C’est pourquoi en 2015 il passe à la vitesse supérieure en lançant  une opération d’envergure avec le rachat d’obligations, c’est-à-dire le rachat de dette publique et privée.

En trois ans la BCE a racheté 2 600 milliards d’euros d’actifs, soit autant d’argent qui a été réinjecté dans l’économie, ce qui a permis à la zone euro d’éviter le pire.

Aujourd’hui malgré les tensions politiques et sociales qui planent sur la croissance, la BCE a quand même décidé de mettre un terme à ce mécanisme à la fin du mois. En revanche, elle maintient ses taux directeurs au plus bas et ce pour encore au moins six mois.

Cela ferait un bon sujet QRC, non ?

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